Et voilà, j’ai osé aller voir Saw. Car il faut oser non pas passer outre la violence ou la peur mais assumer le fait d’être un fan de cette saga qui n’a pas bonne presse, même si son succès demeure grandissant.
Dans l’ensemble, c’est encore bien tordu. Voir complexe. Les puristes bien pensants diront juste qu’il n’y a rien à comprendre (ou juste de la merde pour les plus intelligents d’entre eux). Pour les autres, c’est toujours aussi plaisant de se perdre dans les méandres de l’énigme et de l’univers de Jigsaw. Ce nouvel épisode est une sorte de préquelle puisqu’on en apprend davantage quand à l’avant Jigsaw, et sur sa femme. D’un point de vue chronologique, l’action se passe en même temps que celle du troisième épisode, d’où une certain incompréhension au final, d’autant plus en ce qui me concerne puisque je n’ai toujours pas vu ce troisième volet. Je pense d’ailleurs apprécier encore davantage le quatrième une fois que ce sera fait! J’ai trouvé l’ensemble moins choquant que les deux premiers volets, mais c’est très relatif et Saw IV ouvre néanmoins sur une scène d’introduction assez insoutenable, celle de l’autopsie de Jigsaw pendant laquelle aucune concession n’est faite puisque l’on voit absolument tout. Certainement la scène la plus dérangeante du film finalement.
La tension n’est pas aussi intense que celle du premier épisode, ou même du second et les acteurs ne sont pas aussi crédibles mais ça reste un bon divertissement d’un nouveau sous-genre de l’horreur. Gratuitement violent, au scénario tordu, voire maladroit, certes mais tout le monde sait à quoi s’attendre en prenant la décision de regarder ce film. En tout cas, une question se pose, jusqu’où iront-ils? 
A noter à quel point certains “cinéphiles” - aux goûts forcément respectables - paraissent presque frustrés de ne pas apprécier cette saga, comme si ne pas aimer Saw rendait agressif, intolérant et impoli. Le comble n’est-ce pas?
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