Changeling, l’autobiographie de Mike Oldfield
C’est avec un plaisir considérable que je viens d’apprendre la sortie d’une autobiographie de Mike Oldfield en Mai, j’ignorais totalement que c’était prévu (je ne suis pas vraiment très au fait de l’actualité) et s’il y’a bien un artiste dont la vie m’intéresse, notamment durant les années 70, c’est Mike Oldfield.
J’ai appris sa sortie grâce à la découverte d’un journal entièremment consacré à Mike Oldfield, je vous conseille vivement d’aller y faire un tour si jamais ce n’est pas déjà fait: http://www.mike-oldfield.net/
Les extraits traduits de cette autobiographie que l’on peut trouver sur ce journal laisse présager du meilleur, et semble refléter un Mike Oldfield vraiment touchant, un artiste en proie à des crises de panique, des problèmes familiaux, une pression artistique après le succès planétaire de Tubular Bells, bref, une façon de mieux percevoir et comprendre cet artiste et ses peurs, et la façon dont il les a traduites en musique. Si la couverture est assez hideuse (j’aurais bien aimé y voir une photographie de l’époque Hergest Ridge personnellement), le contenu a l’air tout simplement passionnant!
Extrait (source: http://www.mike-oldfield.net/article-10630136.html)
Je luttais toujours contre mes crises de panique. Toute la culpabilité, la colère émotionnelle, la perte que j’avais vécue dans le passé, tout était là à l’intérieur de moi, comme une boule d’énergie émotionnelle. De nombreuses situations ramenaient des souvenirs de mon enfance : des souvenirs-clés comme la bagarre avec mon père étaient sucsités par certaines choses, comme par exemple si je me sentais menacé physiquement. Si je ressentais une injustice, là c’était important, cela connectait à beaucoup de choses. Je me sentais souvent complètement hors de contrôle, quasiment un automate à cause de mes peurs profondément ancrées et de mon conditionnement psychologique.
Je suis sûr que c’est la même chose pour tout ceux qui se sont occupé ou ont vécu avec une personne malade pendant beaucoup d’années : on commence à la détester. Avec le temps le ressentiment se développe et vous vous trouvez à la détester pour tout le stress qu’elle vous cause. En même temps, une autre part de vous pense, “je ne devrais pas faire ça, je devrais être gentil et généreux.” Cela vous remplit de culpabilité. Pour moi, cela se reliait avec toutes les autres choses, comme mes années d’enfance et comment j’avais été endoctriné par mon éducation catholique, quand on m’avait enseigné que la culpabilité est un péché. Tout cela devient un cercle vicieux.
Principalement, je dominais tout ça avec de l’alcool ; je buvais trop, mais c’était pour supprimer les crises. Je n’aimais pas prendre des médicaments de toute sorte, mais j’avais tout le temps un Valium dans mon portefeuille : occasionellement, quand j’avais une crise de panique, je grignotais un peu le cachet. Pour certaines personnes, la seule issue est de prendre des tranquillisants mais je ne voulais pas finir comme ma mère, qui était dépendante de médicaments prescrits.
J’aimais être là haut à Bradnor Hill, et être dehors au beau milieu de la campagne me mettait à l’abri de la panique. En face de la maison, il y avait cette magnifique, longue colline striée appelée Hergest Ridge. Au sommet se trouvait cet étrange rocher nommé The Whet Stone, un point de repère célèbre qui, paraît-il, datait des temps préhistoriques. Je commençais à faire des modèles réduits d’avions, avec la même sorte d’attention méticuleuse que j’avais apprise de mon père. Je m’y suis vraiment intéressé. Je me sentais en paix là bas sur la crête, seul avec mes maquettes.
Je trouvais les animaux très apaisants, donc à un moment j’ai décidé d’avoir deux chiens, des lévriers afghans. Je pensais qu’ils étaient mignons, mais, mon Dieu, ils étaient affreux. J’ai eu un problème terrible avec l’agriculteur, car ils chassaient tous les moutons sur Bradnor Hill et en ont tué un ou deux. J’ai du m’en débarrasser, donc j’ai acheté un couple de chats persans à la place.








Oui j’étais au courant mais je ne savais pas qu’elle était déjà sortie! Si seulement il pouvait y avoir une traduction française publiée, je me jetterai dessus.
C’est un bon moyen de progresser en anglais, tu devrais tenter
surtout que je ne pense pas que ce soit de l’anglais soutenu, avec un petit dico à côté, tu devrais pouvoir t’en sortir 
Enfin je te dirai car je compte bien voir de quoi il en retourne (dispo sur Amazon).
Ah, c’est commandé en anglais de mon côté, j’pouvais pas attendre et je cherchais quoi lire en ce moment.
De toute façon, je ne sais pas si on peut espérer une traduction…
Ca me semble difficile mais Oldfield aime la France il me semble donc qui sait/
Comme la biographie de Tori Amos, absolument géniale, je pense qu’il ne faut pas trop compter sur des traductions françaises! Ou alors dans dix ans??…
Ce livre a l’air vraiment très intéressant. Car quand un(e) artiste se livre si personnellement, s’investit autant dans l’oeuvre de sa vie (je pense qu’on peut utiliser ce terme), rien de tel qu’une autobiographie pour comprendre davantage ce dont il est question dans sa musique, et connaître mieux la personne derrière les instruments. Je trouve ce genre de projets vraiment passionnants…