J’avoue avec un peu de honte n’avoir pas du tout aimé Frayeurs, son film précédent qui est pourtant tout aussi culte que l’Au-Delà. Mais même si je ne l’ai visionné qu’une fois, il m’a manqué ce petit rien qui fait que, même si le film a ses défauts, qu’il a vieilli, j’apprécie et ressens une certaine fascination. C’est donc tout l’inverse pour l’Au-Delà, The Beyond, qui comporte lui aussi son lot de défauts, c’est le moins que l’on puisse dire, avec notamment un scenario pour le moins… creux, des questions sans réponses, des incohérences ici et là, une direction d’acteur vraiment médiocre (les acteurs me semblent néanmoins meilleurs que dans Frayeurs), bref, si on rajoute à cela des scènes chocs qui ont pris un bon coup de vieux, il ne reste plus grand chose!

Oui mais voilà, il y a justement dans The Beyond ce petit quelque chose qui fait que le film fascine. La musique de Fabio Frizzi déjà (présent également sur Frayeurs) aide à se plonger dans l’univers macabre de l’italien. Certaines scènes sont particulièrement troublantes, comme la scène d’introduction (le crucifiement et j’en passe…) ou encore la fameuse scène des araignées que vous trouverez au choix ridicule ou horrible. Hum… Il y a aussi et surtout ce soucis de l’esthétique de certains plans qui m’a rappelé Argento, la beauté de certaines ambiances comme la scène finale (photo ci-dessus). Et puis il ne s’agit pas d’un simple film de zombie, ça va bien au-delà (sans mauvais jeu de mot ;)).
L’Au-Delà date de 1981 et fait partie d’un genre bien à part, de l’eau a coulé sous les ponts depuis l’effervescence horrifique de cette époque mais ce film possède en lui le truc insaisissable qui fait de lui une oeuvre culte, d’un autre monde.
9/10
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